Drive-Away Dolls : road trip express pour une comédie sans prise de tête [Critique]

Petit trip entre amies.
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Temps de lecture : 4 minutes
Publié le 2 avril 2024
Drive-Away Dolls : sortie cinéma le mercredi 4 avril.

LA NOTE DE LA JAGGS TEAM :

GLOBALE

3/5

COSTUMES

2.5/5

La patte des frères Coen se détecte instantanément. On accroche ou pas. Dans Drive-Away Dolls, force est de constater qu’Ethan, même sans Joel, exploite les mêmes recettes. Mais, pourquoi pas, après tout ?

La bande-annonce du film, coécrit avec Tricia Cooke, promet personnages loufoques et situations cocasses. Le tout sur un ton enlevé. Les ingrédients d’un divertissement prometteur pour les amateurs du genre.

Mais, est-ce que ça fonctionne toujours ? La JAGGS Team est allée voir Drive-Away Dolls avec quelques réserves. Déçue ? Pas vraiment. Mais mitigée, certainement.

Un rythme effréné pour un film sans longueur

Marian et Jamie, deux amies, décident de prendre la route pour Tallahassee. La première cherche à s’éloigner d’une routine pesante et rejoindre sa tante pour des balades ornithologiques. La seconde, fraichement célibataire, compte bien en profiter pour visiter les bars lesbiens des environs et décoincer son acolyte.

Pour ce faire, et parce qu’elles ne sont pas richissimes, elles font appel à une agence de drive-away. Un système qui leur permet de voyager gratuitement en acheminant une voiture de location à un endroit donné. Par un concours de circonstances, elles se retrouvent à transporter une mystérieuse mallette à bord de leur véhicule, avec des gangsters à leurs trousses.

Si vous aimez profiter des paysages et vous laisser aller à la contemplation, passez votre chemin. Ce road trip vous embarque et ne vous laisse pas tranquille !

Le film est court (83 min) et passe en un éclair. Pas le temps de s’attarder. L’histoire vous rattrape. Gags et rebondissements s’enchaînent.

Ce qu’il y a de bien, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Et quand une blague tombe à plat, on passe vite à autre chose.

Credit: Wilson Webb / Working Title / Focus Features
Colman Domingo, C.J. Wilson et Joey Slotnick dans Drive-Away Dolls d'Ethan Coen.
Credit: Wilson Webb / Working Title / Focus Features
Géraldine Viswanathan dans le rôle de Marian pour Dirve-Away Dolls.
Credit: Wilson Webb / Working Title / Focus Features
Pedro Pascal dans le rôle de Santos dans Drive-Away Dolls.
Credit: Wilson Webb / Working Title / Focus Features

Inspiration série B et personnages loufoques peu nuancés

Drive-Away Dolls se veut léger et sans prise de tête. Ethan Coen et Tricia Cooke ont puisé l’inspiration dans les films de série B. Pas d’analyse profonde, on est dans du divertissement pur. 

Que ce soit dans l’image ou la narration, les effets sont volontairement kitchs et grossiers. Tout est à prendre au second degré.

Les personnages ont été écrits sur le même ton. Ils sont plus dans la caricature que dans la nuance. Un choix cohérent qui sert le comique de l’histoire. Mais qui ne nous épargne pas une certaine lourdeur par moment.

On pense, en particulier, aux deux héroïnes queer, Jamie (Margaret Qualley) et Marian (Geraldine Viswanathan), qui incarnent deux jeunes femmes radicalement opposées. Le duo copine délurée/copine sage nous a paru parfois too much. Quand on a ri, c’était plus aux répliques de la cérébrale Marian que de la frivole Jamie.

Cependant, comme l’indique Tricia Cooke, il est encore rare de voir des lesbiennes à l’affiche de comédies. Et encore moins dans les rôles principaux. C’est rafraîchissant. 

L’intrigue se déroule en 1999. Une époque exploitée visuellement par des tons saturés et des lumières colorées. On aurait bien aimé que les costumes s’en empreignent plus.

Mais il faut reconnaître qu’ils apportent leur contribution aux personnages décalés de Drive-Away Dolls. Le pardessus camel de Santos, joué par Pedro Pascal ou le style old money du sénateur Channel (Matt Damon), par exemple, sont évocateurs. Ils participent au comique du film.

Une intrigue néanmoins bien ficelée

Délibérément léger et kitsch, Drive-Away Dolls n’en est pas pour autant médiocre. Le long métrage ne se prend pas au sérieux, mais cela ne signifie pas qu’il se moque de nous. Bien au contraire.

Une fois le récit lancé, on ne sait pas du tout où on va. Les truands s’agitent tandis que les héroïnes rencontrent quelques frictions. L’action est entrecoupée d’interludes psychédéliques/kitchs sur fond de Funkadelic. Où veulent-ils en venir ? Ne vous posez pas trop de questions.

Pour apprécier au mieux cette comédie ébouriffante, il faut simplement se laisser porter et apprécier les scènes comme elles viennent. En gros, il faut lâcher prise

Tout va finir par se goupiller. Sous ses allures légères et absurdes, l’intrigue est construite. Le film est pensé pour divertir. Et ça, c’est tout un art.

Geraldine Viswanathan, Margaret Qualley et Beanie Feldstein dans Drive-Away Dolls.
Credit: Wilson Webb / Working Title / Focus Features
Margaret Qualley dans le rôle de Marian pour Drive-Away Dolls.
Credit: Wilson Webb / Working Title / Focus Features

La bande-annonce de Drive-Away Dolls

La sortie du film est prévue pour le 3 avril au cinéma.

Pour un moment de cinéma sans prise de tête, vous ne serez pas déçu par Drive-Away Dolls. Si vous êtes nostalgiques de Fargo, O’Brother ou encore The Big Lebowski, attendez plutôt sa sortie sur le petit écran.

Jetez un œil à la bande-annonce pour vous faire votre propre idée !

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