Jurassic World 3 : saga en voie d'extinction [Critique]
Un épilogue qui manque de mordant
Temps de lecture : 4 minutes
Publié le 7 juin 2022
Critique de Jurassic World 3

LA NOTE DE LA JAGGS TEAM :

GLOBALE

2/5

COSTUMES

2/5

Annoncé comme la conclusion épique de la double trilogie Jurassic Park, Jurassic World Dominion (Jurassic World : Le Monde d’après) veut offrir du lourd. Du très lourd. Et on ne parle pas que des 7 tonnes du T-rex. 

Deux générations d’acteurs se sont donc données rendez-vous devant la caméra de Colin Trevorrow pour ressusciter une dernière (?) fois les vélociraptors, T-rex et autres créatures jurassiques. 

Bref, Jurassic World 3 est une promesse d’action audacieuse, de fan service, d’effets spéciaux détonants et de grand spectacle – au budget faramineux (quelque 165 millions de dollars). 

Ils ont dépensé sans compter, c’est certain. Mais cet épilogue est-il à la hauteur ? 

Rien n’est moins sûr. 

Les dinosaures (ré)héritent de la planète

4 ans après la destruction volcanique de l’Isla Nublar, les dinosaures côtoient désormais les humains aux quatre coins de la planète. Pour le meilleur et pour le pire. 

Alors que la cohabitation évolue tant bien que mal, un certain Lewis Dodgson – oui, oui celui-là même de la bombe à raser – est aux commandes de Biosyn Genetics et semble déterminé à utiliser la manipulation génétique à bon escient. 

Et pendant ce temps-là, des sauterelles géantes détruisent les champs du monde entier et entrouvrent la porte d’une famine mondiale… 

Tout un programme. 

Critique Jurassic World Dominion
© UNIVERSAL PICTURES and AMBLIN ENTERTAINMENT
Critique de Jurassic World : Le Monde d'après
© UNIVERSAL PICTURES and AMBLIN ENTERTAINMENT
© UNIVERSAL PICTURES and AMBLIN ENTERTAINMENT
© UNIVERSAL PICTURES and AMBLIN ENTERTAINMENT

Une distribution d'ensemble… pour le fan service !

Teasé depuis de nombreux mois, c’est évidemment le rassemblement de tous les personnages de la saga qui est au centre des intérêts. Et du marketing. 

Alan Grant (Sam Neill), Ellie Sattler (Laura Dern) et Ian Malcolm (Jeff Goldblum) le trio légendaire du premier Jurassic Park rejoint donc la nouvelle génération représentée par Owen Grady (Chris Pratt) et Claire Dearing (Bryce Dallas Howard).

Autour d’eux, de nombreux personnages (nouveaux ou déjà aperçus) gravitent avec plus ou moins d’importance et d’impact : Maisie Lockwood, Barry Sembené, Kayla Watts, Ramsay Cole ou encore Franklin Webb. 

Malheureusement, cette galerie de personnages, alléchante sur papier, se méprend avec une empilade de stars sans queue ni tête et n’apporte que peu de relief à l’histoire. Et c’est un euphémisme. 

Certaines apparitions de personnages sont absolument inutiles, même si l’on comprend l’intention de laisser la place aux protagonistes principaux des différents épisodes de la saga. On pense notamment à Omar Sy ou Justice Smith qui font office de figurants.

Ceci n'est pas un Jurassic Park !

Malgré toutes les apparences, non, Jurassic World : Dominion n’est pas un Jurassic Park. Du moins, pas au premier sens du terme. 

Ce dernier opus opère en effet un changement de ton absolument incompréhensible. Si la série a évidemment besoin d’évoluer, le réalisateur signe ici son extinction.  

L’humour (déjà peu présent, alors que c’est une caractéristique majeure de la franchise) est en déroute, desservi par une mise en scène déplorable et naïve. 

Clairement, Steven Spielberg a tué le game en 94 avec Jurassic Park. Certaines suites ont plus ou moins d’intérêt. Mais Jurassic World 3 est sans conteste le pire épisode de la saga, n’intégrant même pas les codes de la franchise. 

Ce qui a fait l’ADN de Jurassic Park est bafoué, oublié, éradiqué pour donner naissance à un hybride de thriller/film d’action sans âme qui en oublié même l’iconographie des dinosaures, les reléguant au second plan.

© UNIVERSAL PICTURES and AMBLIN ENTERTAINMENT
Critique de Jurassic World 3
© UNIVERSAL PICTURES and AMBLIN ENTERTAINMENT
© UNIVERSAL PICTURES and AMBLIN ENTERTAINMENT

Des effets spéciaux qui prévalent au scénario : un épilogue qui manque de mordant

Clairement, Jurassic World 3 est là pour vous en mettre plein la vue. À coup de CGI – parfois grossiers -, d’action bondesque et de clins d’oeils nostalgiques. 

Mais Colin Trevorrow, en fanboy incontestable du chef d’oeuvre de Spielberg, manque d’apporter de la consistance à son scénario et à ses personnages. Entre autres. 

Le film souffre tout simplement d’un dysfonctionnement global : rien ne fait sens et le montage catastrophique n’aide en rien ! 

La suspension consentie de l’incrédulité, c’est une chose. Prendre les spectateurs pour des geeks asthéniques, ça devient problématique.

Comme si le film était conscient de sa propre médiocrité, Ian Malcolm explique d’ailleurs aux employés de Biosyn Genetics qu’ils ne devraient pas être là et qu’ils se sont laissés attirés par l’enchantement intrinsèque des dinosaures.

2h30 de dinosaures pour un scénario qui tient sur un timbre-poste, merci, mais non merci !

Sortie de Jurassic World : Le Monde d'après le 8 juin

Jurassic World, 3ᵉ du nom se résume donc à une bien belle promesse menée par une barque marketing grossière qui manque même un fan service efficace. 

Vous avez beau être fan (comme nous) ou non de la saga, l’avis sera le même : vous avez perdu 2h30 de votre temps. Allez plutôt profiter du soleil. Ou de Top Gun si vous souhaitez une suite qui a plus de punch.

Bref, si malgré notre avis plutôt hostile et aussi tranché que les dents d’un giganotosaure – on en convient – vous souhaitez retrouver la bande à Alan Grant sur grand écran, le film sort ce 8 juin. 

On vous remet la bande-annonce de Jurassic World 3 ici (bien plus réussie que le film en lui-même) : 

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