Moonfall : le nouveau film catastroph…ique de Roland Emmerich [Critique]

Pas de quoi décrocher la lune.
Temps de lecture : 3 minutes

LA NOTE DE LA JAGGS TEAM :

GLOBALE

1.5/5

Roland Emmerich a l’art de tout faire exploser : Independence Day, Le Jour d’Après, White House Down, Godzilla, 2012 c’est lui ! Habitué aux grosses productions, il ne manque pas de bousculer régulièrement le box office à défaut d’enchanter les critiques. 

Alors quand son nouveau high concept se résume à écraser la lune sur notre petite Planète bleue, on se dit qu’on ne veut pas rater ça. Ou pas. 

Alors, ce Moonfall, on va le voir au ciné ou non ?

Moonfall : high concept de science-fiction, loin de décrocher la lune

Une force mystérieuse provoque la chute de la Lune (sic), qui menace donc de s’écraser sur notre pauvre Terre. 

L’ancienne astronaute et actuelle consultante NASA, Jo Fowler (Halle Berry) pense avoir la solution pour empêcher cette catastrophe. Mais pour ça, elle a besoin de son ancien collègue déchu Brian Harper (Patrick Wilson) et d’un “spécialiste” des mégastructures et théoricien du complot, le “Docteur” K.C. Houseman (John Bradley-West).  

Pitch minimaliste, casting brinquebalant et rebondissements courus d’avance, Moonfall s’embarque d’emblée dans une chute vertigineuse. 

Et c’était sans compter sur la réalisation vieillissante de Roland Emmerich qui s’égare totalement et un humour qui tombe systématiquement à plat. Il est loin le temps des répliques cultes entre Will Smith et Jeff Goldblum dans Independence Day : ” Oups ! Oups ? Tu fais une connerie et tu dis “Oups” !? “.

Critique du film Moonfall de Roland Emmerich
Critique du film Moonfall

Mégastructures, sphère de Dyson et origine de notre Terre : quand Emmerich se perd dans sa narration

Évidemment, plus le pitch semble naïf (pour ne pas dire asthénique), plus il faut lui conférer un argumentaire artificiel pour tenter de lui accorder une certaine pertinence

Et Moonfall tombe en plein dans ce piège évident

Pour tenter de justifier son grand spectacle aux effets spéciaux parfois has been, Roland Emmerich se plonge donc dans un récit explicatif tiré par les cheveux, s’égarant entre high concepts, de la sphère de Dyson à l’origine de la Terre, de l’intelligence artificielle aux aliens. 

Si la crédibilité n’est pas nécessairement la qualité première recherchée dans ce type de film, un petit coup de main pour motiver notre “suspension consentie de l’incrédulité” serait la bienvenue. Mais non. 

Sans parler du rythme effréné – et surtout incohérent – du film qui passe de scène en scène sans transition, sans mise en suspens, sans véritable intention de conter quelque chose. 

Moonfall est froid et sans âme.

Moonfall, une parodie de film catastrophe

Moonfall (ab)use de tous les ingrédients supposés faire un – bon – film catastrophe. Mais le réalisateur se confond en maladresse

Le film s’apparente dès lors plus à un pastiche qu’à un véritable film catastrophe à grand spectacle comme Armageddon, Deep Impact ou Le Jour D’après qui, eux, ont marqué le cinéma populaire. 

Rien, absolument rien, ne fonctionne. 

Les récits parallèles sont catastrophiques, tant par la qualité de l’interprétation que par la naïveté narrative ; le trio de protagonistes n’a aucune alchimie et se confond en faux bons sentiments superficiels ; la réussite des effets visuels et numériques est inversement proportionnelle à son budget de 150 millions $.  

En résumé, on nous a promis la lune et on écope d’un film absolument ca-ta-stro-phique !

Moonfall : le nouveau film catastrophique de Roland Emmerich - Vue de l'espace

Moonfall, dans les salles obscures dès ce 23 mars

Moonfall sort au cinéma ce mercredi 23 mars

Et on vous conseille vivement de ne pas y aller, même en IMAX. Une vision en streaming (légal !) dans quelques mois un jour de gueule de bois sera amplement suffisante !

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