LA NOTE DE LA JAGGS TEAM :
GLOBALE
COSTUMES
Depuis quelques semaines, le rose et la tendance barbiecore envahissent les écrans et réseaux sociaux.
Eh oui, Barbie fait son retour en grande pompe sur le devant de la scène. Et elle veut s’adresser au grand public avec un message : le patriarcat, c’est nul.
Satyre potache aux accents burlesques, le film de Greta Gerwig est l’un des blockbusters les plus attendus de l’été 2023.
Mais que vaut vraiment l’adaptation sur grand écran de la poupée la plus célèbre ?
Barbie, une satyre à l'absurde assumé qui s'en prend au patriarcat
C’est l’histoire d’une blonde qui se réveille et se rend compte que, dans le monde réel, le patriarcat définit les règles et qu’il est temps de changer cela.
Non, ce n’est pas le début d’une blague potache, mais bien le pitch de Barbie, le film événement de Greta Gerwig (Lady Bird, Little Women).
La célèbre poupée est donc amenée, malgré elle, à quitter Barbie Land pour rejoindre le monde réel.
Et là, c’est le choc.
Alors que dans son utopie, ce sont les femmes qui font les règles, l’Humanité est toute autre : ce sont les hommes (et les chevaux, merci Ken) qui mènent la danse.
C’est le choc des mondes.
Une esthétique léchée, des acteurs taillés pour les rôles et un humour potache
Ce qui frappe d’emblée, c’est évidemment l’esthétique de Barbie Land. Plutôt fun, on vous l’accorde.
Tout y est : le rose à outrance, les maisons sans porte ou escalier, les différentes Barbie les tenues fashion… une plastique de rêve ! Même si on préfère les looks de Ryan Gosling sur le tapis rouge.
Margot Robbie et Ryan Gosling, en tant qu’archétypes respectifs de l’Hollywood contemporain, entrent à merveille dans la peau des jouets Mattel. De quoi ajouter une couche de méta sur une satyre déjà très franche dont la subtilité frôle avec le néant.
Pendant les 2h de film, c’est donc l’humour potache et les clins d’oeils cinématographiques (de 2001, l’Odyssée de l’Espace aux Monty Python) qui règnent.
Avec plus ou moins de réussite selon les scènes, d’ailleurs.
Critique acerbe, mais lourdingue, de la société contemporaine
Barbie, c’est donc sans conteste une critique du monde actuel. Avec en figure de proue le patriarcat et la condition féminine.
Si on ne peut que louer et apprécier le fond des propos, la forme est quelque peu… pesante.
Greta Gerwig choisit en effet de délivrer un message très insistant sans en explorer ses ramifications avec davantage de finesse. Et même l’humour ou le méta ne diluent pas suffisamment la proposition que pour apprécier 2h du même précepte.
À moins d’être complètement bêta.
Sans compter que l’attaque frontale envers le capitalisme patriarcal dans le film va probablement servir à Mattel à booster les chiffres de vente de sa poupée et redorer son blason malgré tout.
Un comble.
Barbie, en salle le 19 juillet
Le film Barbie est à découvrir dès ce 19 juillet sur tous les grands écrans du pays.
Un film à voir, probablement pour son ton décalé. À revoir ? Probablement pas, vu son manque de subtilité.
