LA NOTE DE LA JAGGS TEAM :
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COSTUMES
Avec June Zero, Jake Paltrow s’intéresse à la petite histoire derrière le très médiatisé procès d’Adolf Eichmann et son exécution avec un leitmotiv simple : n’oublions jamais !
Une vision intimiste d’un événement historique qui a largement défini la nation israélienne et marqué le Monde.
Le film est à découvrir en compétition officielle au WaHFF 2022.
La fin d'Adolf Eichmann, le début d'une nouvelle ère
1962. Le monde se prépare à l’exécution d’Adolf Eichmann, architecte de l’extermination massive des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, après un procès public qui a suscité de vives émotions.
En Israël, June Zero suit trois destinées intimement liées – fictives, mais compilées sur base de témoignages réels – à cet événement historique qui a forgé l’identité de cette nation. Et qui a marqué le début d’une nouvelle ère.
4ème long métrage du réalisateur new-yorkais, après le documentaire De Palma et les fictions Young Ones et The Good Night, June Zero est sans doute son film le plus engagé.
Et pour cause : il choisit de traiter d’un symbole de l’Holocauste, Adolf Eichmann, exécuté le « 0 » juin. Une date imposée et inexistante, pour ne pas que cet anniversaire ne puisse être célébré.
Un paradoxe assumé mis en avant par le film qui s’exprime, plus ou moins subtilement, sur les risques du négationnisme et le besoin vital de mémoire.
June Zero ou comment dénoncer le négationnisme et le révisionnisme par un prisme intimiste
Si Jake Paltrow choisit de raconter cette histoire par le biais d’anecdotes non connues du grand public, c’est pour une raison assumée : dénoncer le négationnisme.
Quel que soit le nombre de films, de livres ou encore de pièces de théâtre qui font de leur sujet la Shoah, l’ampleur incompréhensible de l’Holocauste ne peut que détenir en son sein un nombre incalculable d’histoires encore non racontées aujourd’hui.
3 destinées s’entrecroisent dans June Zero : Haim, garde de prison d’Eichmann, Micha, enquêteur du procès Eichmann et David concepteur, un peu malgré lui du four destiné à la crémation du criminel de guerre.
Si ces personnages sont fictifs, chacun des récits est tiré d’anecdotes et de témoignages compilés par le réalisateur.
Certains moments très poignants du film sont contrebalancés par des moments « rocambolesques », notamment via l’histoire de David. Ce qui, malheureusement, attise les points faibles du film qui manque peut-être un brin d’ambition, se cherchant un équilibre entre propos extrêmement sérieux, lourds de sens et une comédie.
Imparfait, mais méritoire, le film de Jake Paltrow demeure un essai qui a totalement sa place dans la sélection officielle du Festival du Film Historique de Waterloo.
June Zero en compétition au Waterloo Historical Film Festival
Le film de Jake Paltrow, June Zero, est diffusé à deux reprises dans le cadre du WahFF 2022 : le jeudi 13 octobre à 10h et le dimanche 16 octobre à 10h15.
On vous laisse découvrir un clip du film ci-dessous.
