Great Freedom : quand l'amour était puni par la loi [Critique] - JAGGS
Great Freedom : quand l’amour était puni par la loi [Critique]

Great Freedom : quand l'amour était puni par la loi [Critique]

La liberté d'aimer.
Temps de lecture : 2 minutes

LA NOTE DE LA JAGGS TEAM :

GLOBALE

4/5

COSTUMES

2/5

Hans Hoffmann est gay. Et avant 1968, en Allemagne, cela était totalement… illégal ! 

Great Freedom suit le parcours de Hans au cours de lignes temporelles entremêlées, mais qui l’ont toujours menées au même endroit : en prison. Juste parce qu’il était homosexuel. 

Déroutant de par sa proximité temporelle et le traitement réservé aux personnes homosexuelles, Great Freedom séduit à plusieurs égards. Notamment pour la justesse de son interprétation et l’alchimie entre les personnages.

Portrait d'un monde dystopique… qui a réellement existé !

Il y a encore à peine quelques décades, le paragraphe 175 du Code pénal allemand décrivait l’homosexualité comme… illégale ! Et il n’y avait pas lieu de tergiverser : c’était la prison, un point c’est tout !

L’histoire est inspirée de faits réels sur des Allemands homosexuels qui ont été libérés des camps de concentration pour être finalement transférés en prison.” explique Sebastian Meise, le réalisateur de Great Freedom, dans une interview réalisée lors du Festival de Cannes.

“Le personnage principal, Hans (NDLR : Franz Rogowski), représente les destins de ces individus, dont les relations et les histoires ont disparu. Ce monde dystopique, où l’amour est puni par la loi, nous a inévitablement fait penser à 1984 de George Orwell. Interdire d’aimer, cela revient à interdire de vivre.

Un monde dur qui fut pourtant une réalité pendant de nombreuses années. 

Un récit non linéaire soutenu par des acteurs talentueux et complices

Dans Great Freedom, ce n’est pas moins de 3 lignes temporelles qui s’entrecroisent, portant sur les différentes périodes d’emprisonnement de Hans, toujours dues à son choix de vivre pleinement son homosexualité, tout simplement. 

Entre 1945, 1957 et 1968, Hans croise de nombreux personnages, mais finit toujours par retomber sur Viktor (Georg Friedrich), son compagnon de chambrée et seul véritable ami sur le long terme. 

Telles des poupées russes intelligemment enchevêtrées, ces lignes du temps servent à établir une relation intense entre Hans et Viktor et à mener à un final subtil et terriblement touchant. 

L'analyse (sommaire) des costumes et décors du JAGGS Mag

Forcément, l’univers carcéral est assez peu propice aux costumes grandiloquents et autres expressions stylistiques des personnages. 

Hormis les uniformes des différents prisonniers composés d’un t-shirt de type henley et quelques tenues militaires, c’est peau de chagrin. On peut tout de même retenir la casquette plate de Hans lors des rares séquences hors prison, un accessoire de style aujourd’hui revenu un peu sur le devant de la scène grâce notamment à Peaky Blinders

Le décor, quasi unique, se compose d’une prison. Une véritable prison abandonnée dont l’authenticité traverse l’image et sublime les scènes

Great Freedom, à découvrir dans la sélection officielle du WaHFF

Great Freedom est diffusé au WaHFF à deux reprises : le 15/10 à 10h et le 16/10 à 16h30. 

Les places sont disponibles ici. 

Vous avez apprécié l'article ? Partagez-le !

Envie de lire plus d'articles ?

E-SHOP

Recevez les derniers articles du JAGGS Mag !
Les meilleurs articles du JAGGS Mag en exclusivité dans votre boîte mail.

Notre site utilise des cookies, même quand ce n’est pas l’heure du thé, pour vous garantir une expérience des plus agréables sur notre site.

Panier
  • Aucun produit dans le panier.